Les Jeux Olympiques de 1924 ont donné lieu à plusieurs éditions de cartes postales dont la foisonnante série de cartes-photos d'Armand Noyer (A.N.).
L’année 1924 est marquée par la 7ème édition des Jeux Olympiques modernes. Ils sont ceux de la 8ème Olympiade puisque les Jeux n'ont pu se dérouler en 1916 à cause de la guerre. Ils se scindent en deux pour la première fois : les J.O. d'hiver à Chamonix (25 janvier - 5 février) sont une nouveauté tandis que ceux d'été à Paris (5 au 27 juillet 1924 bien que certaines épreuves aient débuté le 4 mai) en sont donc à leur 7ème édition.
En Europe la situation se normalise et des 5 pays exclus des J.O. d'Anvers en 1920 (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Hongrie et Turquie) seule l'Allemagne, qui rechigne à appliquer les clauses du traité de Versailles, entrainant l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges de janvier à novembre 1923, reste mise à l'écart.
44 nations et 3089 athlètes, dont 135 femmes, y participent dans 17 sports et 126 épreuves. Sept nouvelles nations font leur entrée à ces J.O. d'été. Aucun sport nouveau ne fait son apparition. Le rugby, alors appelé football-rugby, y est disputé pour la dernière fois.
Les États-Unis arrivent en tête du nombre de médailles avec 99 (45 en or, 27 en argent et 27 en bronze) devant la France avec 41 médailles (14 en or, 14 en argent et 13 en bronze) et la Finlande avec 37 médailles (14 en or, 13 en argent et 10 en bronze).
Le coureur de fond Paavo Nurmi sera le plus médaillé avec 5 médailles d'or après avoir remporté toutes les épreuves individuelles auxquelles il participait. Le nageur américain Johnny Weissmuller remportera 3 médailles d'or et une de bronze avant de devenir une immense star en interprétant Tarzan à Hollywood. Autre grand vainqueur : le Français Roger Ducret se classe premier au fleuret et deuxième à l'épée et au sabre. Il fait partie également de l'équipe de France qui remporte la médaille d'or au fleuret et à l'épée, mais son nom tombera dans l'oubli auprès du grand public.
Le souvenir des Jeux antiques
Dans l'antiquité les guerres décimaient les populations des villes grecques qui s'affrontaient. Sur le conseil de l'oracle de Delphes une trêve sacrée fut conclue entre Sparte et Pisa : pendant cette trêve étaient célébrés des Jeux avec une première liste de vainqueurs établie en 776 avant J.C. Les épreuves se déroulaient d'abord sur une journée, puis elles furent portées à 5 jours. Le 5ème jour était consacré aux réjouissances et au couronnement des athlètes vainqueurs.
Le comité d'organisation
En 1922 est créé un comité exécutif d'organisation présidé par le comte Justinien Clary et composé de 26 membres parmi lesquels Gaston Vidal, sous-secrétaire d'état à l'enseignement technique, mais aussi d'anciens sportifs comme Frantz Reichel et Jules Rimet.
Ce seront les derniers jeux de Pierre de Coubertin qui après avoir déclaré "j'ai fait mon oeuvre" céda sa place de Président du Comité International Olympique (C.I.O.) au Comte Belge Henri de Baillet-Latour.
Le choix de Paris
Après les J.O. d'Anvers en 1920, c'est au congrès du C.I.O. à Lausanne le 2 juin 1921 qu'eut lieu le vote pour désigner la ville de la 8ème Olympiade. Paris était en lice avec Prague, Barcelone, Rome, Lyon, Amsterdam et Los Angeles. Paris fut choisi pour 1924 pour les premiers Jeux Olympiques d'hiver. Mais tout ne fut pas simple et la ville de Paris n'étant pas disposée à financer la construction d'un stade de 100.000 places, on songea au stade Pershing ou au Parc des Princes. C'est finalement le Racing Club de France qui apporta la solution en portant la capacité du stade de Colombes qu'il possédait à 60.000 places en échange de 50% des recettes de l'événement.
Une propagande intense
La commission de Propagande présidée par Paul Rousseau employa tous les moyens de l'époque : bulletin, communiqués, T.S.F., affiches, étiquettes, encartages, timbres-poste et vignettes, photographies aériennes, conférences, brochures, programmes dont 100.000 ont été tirés en langue française, 95.000 en langue anglaise, 55.000 en langue espagnole, soit 250.000 au total.
Un bulletin des Jeux Olympiques "Journal officiel de la 8ème Olympiade paraissant au moins une fois par semaine" trilingue fut publié en Français, Anglais et Espagnol (pour les exemplaires destinés à la Suisse et à l'Italie cette dernière langue fut remplacée par la langue italienne).
Toute cette documentation fut envoyée à 605 adresses vérifiées. Le poste émetteur de la Tour Eiffel envoya 115 messages en Français, Anglais, Espagnol et Italien. La compagnie Française de Radiophonie et l'École supérieure des P.T.T. envoyèrent aussi des messages radio de propagande. Les postes émetteurs de Lyon, Bordeaux et Nantes (ce dernier à destination des paquebots en mer) relaieront les résultats des compétitions.
150 projets d'affiches furent soumis au Comité Olympique Français. Deux furent retenus : ceux de Jean Droit et de M. Orsi. Ces deux affiches furent tirées à 10.000 exemplaires chacune en format 0,80 x 1,20 m. Sur ce tirage 2.000 furent expédiées à l'étranger et les 8.000 restantes furent diffusées par les établissements sportifs, les agences de théâtre, de voyage etc.
Les deux affiches officielles d'Orsi et Jean Droit existent aussi en cartes postales et en vignettes.
Il existe une série de 5 cartes postales bistres "Souvenir des Jeux Olympiques Paris 1924" avec une petite vue de différents monuments de Paris dont le Trocadéro et Notre-Dame.
Les grands magasins La Belle Jardinière éditent une série de 6 cartes postales représentant des enfants sur fond d'athlètes antiques, mais ne mentionnant pas les Jeux Olympiques.
La plus connue des cartes postales publicitaires éditées pour les J.O. de 1924 est celle de la Kolarsine et de la solution Pontauberge. Le laboratoire Pontauberge, du nom de son fondateur, se trouvait à Courbevoie. Cette série non numérotée comporte 10 cartes : Football - Rugby - Boxe - Course de haies - Tennis - Course de vitesse - Épée - Lutte - Natation - Lancement du disque.La série la plus prolifique est celle de Saint- Raphaël Quinquina qui comporterait 24 cartes postales (un clin d'oeil à l'année 1924 ? ...) célébrant les diverses disciplines. Y figurent notamment : Plongeons tremplin - Aviron - Cyclisme - Escrime - Plongeons haut vol - Water polo - Football rugby - Yatching.
Les stades olympiques
Après le transfert du champ de courses hippiques de Colombes au Tremblay en 1907, le journal "Le Matin", organisateur du premier Tour de France automobile en 1899 et du rallye Paris-Pékin en 1907, y construit un stade puis le revend en 1923 au Racing Club de France qui le dote de 45.000 places dont 20.000 assises. Après les J.O. le stade de Colombes prendra le nom d'Yves du Manoir en 1928. Les cartes postales représentant le stade vide, avec ou sans mention des J.O. ne sont pas rares.
Pour la première fois un village olympique est construit, en vertu d'une décision prise au congrès de Rome en 1923. Il est constitué de baraquements en bois et dispose d'un bureau de change, d'un bureau de poste (utilisant le timbre à date "Colombes village olympique"), un salon de coiffure, un kiosque à journaux, un service de blanchissage et un service de garde des objets de valeur. Chaque chambre possédait 3 lits avec lavabo et douche. Lors de la réunion du C.I.O. à Rome en 1923 le rôle du Village Olympique fut ainsi précisé : "Le Comité organisateur des Jeux Olympiques est tenu de fournir aux athlètes des logements, les objets de couchage et la nourriture, à un prix forfaitaire qui devra être fixé préalablement par tête et par jour ; les frais doivent être supportés par les nations participantes qui seront également responsables des dégâts occasionnés par les athlètes". Le prix forfaitaire journalier fut fixé à 30F par lit et par personne et à 25F pour la pension : service, lingerie, douches, électricité, nourriture etc.
Les autres sites
Pour l'aviron il fallait trouver un parcours de 2 kilomètres en ligne droite dans les méandres de la Seine avec au moins 100 mètres de largeur. On choisit le bassin d'Argenteuil proche de Colombes. Les épreuves des bateaux de 6 à 8 mètres ont lieu au Havre.
Les épreuves de cyclisme sur piste ont lieu au vélodrome municipal de Vincennes, que l'on appellera familièrement la "Cipale" ; les épreuves d'équitation se tiennent à l'hippodrome d'Auteuil et au stade de Colombes (dressage). Le vélodrome d'hiver accueille la boxe, la lutte gréco-romaine et l'haltérophilie.
La natation se déroule à la piscine de 10.000 places des Tourelles construite spécialement pour les Jeux dans le 20ème arrondissement de Paris. Le pentathlon moderne, en raison de la diversité de ses épreuves se déroule sur plusieurs sites : Versailles (tir), piscine des Tourelles (natation), Colombes (escrime), Fontainebleau (cross-country et sports équestres).
Le polo à cheval est accueilli à Saint-Cloud et à Bagatelle (Bois de Boulogne). Le tir de chasse à lieu à Versailles (tir au cerf courant) et à Issy-les-moulineaux (tir au pigeon d'argile). Les concours de tir ont lieu à Reims et pour les tirs à longue distance de 400, 600 et 800 mètres à Chalons-sur-Marne.
A.N. L'éditeur des cartes postales des jeux Olympiques. Armand Noyer (1864-1964) a immortalisé sur ses cartes postales photos personnages et événements de l'entre deux guerres. Le Comité Olympique Français, pour éviter la prolifération de photographes sur les sites olympiques, s'était réservé l'exclusivité des clichés grâce à une équipe de 12 photographes encadrés par un coordinateur. Chaque carte postale des éditions A.N. possède un N° compris entre 1 (Village olympique) et 463 (Yatching) et montre un site, un (ou une) athlète ou un match. 251 cartes postales ont été répertoriées. Il existe donc des trous, soit que certaines cartes n'ont pas existé, soit qu'elles restent à découvrir.
La cérémonie d'ouverture
La cérémonie olympique a commencé le matin du 5 juillet par une cérémonie religieuse à la cathédrale Notre Dame où l'archevêque de Paris, le cardinal Dubois "dans une allocution impressionnante, fit l'éloge du sport, moderne chevalerie, qui, en formant le corps, élève l'âme et la rapproche de l'idéal spirituel et religieux". La foule ensuite quitta la cathédrale pour se rendre à Colombes "où le stade frémit d'une foule en attente d'un événement qui, de longtemps, ne se reproduira à Paris. Au dehors, le long des routes qui conduisent à Colombes, un fleuve humain coule sans fin, à pied, à bicyclette, en voiture, en autobus, en tramway, en autocar, vers l'arène" notera le volumineux rapport de la VIIIème olympique (852 pages grand format).
Après un déjeuner à l'Élysée où il a réuni les membres du Comité International Olympique Français, Gaston Doumergue s'installe à la tribune d'honneur avec à sa droite le Prince de Galles et à sa gauche le Prince Carol de Roumanie.
"Soudain une ligne blanche se meut dans le lointain, et tous les regards se tournent vers elle. Au milieu des tribunes s'ouvre, comme un vomitorium une large porte, la porte de marathon". La ligne blanche qui s'avance, c'est le défilé des délégations d'athlètes, par ordre alphabétique des pays.
L'Afrique du Sud ouvre le défilé des délégations d'athlètes que, pour respecter l'ordre alphabétique, la Yougoslavie clôturera. L'imposante délégation des États-Unis compte plus de 400 concurrents conduits par le colonel Thomson. Puis "sous les acclamations et les applaudissements, les tribunes frémissent : la France fait son entrée".
En tête de leur délégation, les Français, dont Géo André tient le drapeau, ont placé les nageuses, vêtues de blanc et de bleu tandis que les hommes, eux, vêtus de blanc portent un ruban bleu à leur canotier. Le défilé terminé les délégations, précédées de leurs 45 drapeaux prennent place sur la pelouse du stade. Le comte Clary, président du Comité olympique français monte sur la petite tribune drapée dans le drapeau olympique installée sur la pelouse et prononce son allocution :
« Monsieur le président de la République, Investi de la glorieuse mission d'organiser les jeux de 1924, le Comité olympique français, avec l'aide du gouvernement et de la Ville de Paris, s'est efforcé de justifier la confiance que lui avait faite le Comité international olympique. Nous sommes prêts au jour et à l'heure fixés. Le succès a dépassé toutes nos espérances. 45 nations ont répondu à l'invitation de la France. Plus de 7000 athlètes accourus des quatre coins du globe vont lutter de vitesse, de force et d'adresse sur le stade olympique de Colombes, édifié pour la plus grande gloire du sport, du sport régénérateur des races, bienfaiteur de l'humanité, le champion le plus qualifié de la paix universelle. Monsieur le président de la République, nous vous demandons de vouloir bien proclamer l'ouverture des jeux de la VIIIe Olympiade. » Dans un silence impressionnant Gaston Doumergue répond :
« Je proclame l'ouverture des jeux olympiques de Paris, célébrant la VIIIe olympiade de l'ère moderne. »
« Les canons tonnent, les clairons sonnent pour consacrer cette heure solennelle. Des pigeons, porteurs de la bonne nouvelle, s'envolent dans toutes les directions. »
L'athlète français Géo André spécialiste du 400 mètres haies et du saut en hauteur, qui a participé aux J.O. de Londres (1908), de Stockholm (1912) et d'Anvers (1920) prononce le serment olympique : "Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport". En même temps il presse le drapeau français sur sa poitrine et lève le bras droit pour prononcer le serment olympique.
Place aux épreuves
17 sports et 126 épreuves sont au programme des Jeux Olympiques tandis que la savate, le canoë canadien, la pelote basque et la canne de combat sont présentés comme sports de démonstration.
Athlétisme : il comprend 27 épreuves et 880 athlètes sont inscrits appartenant à 42 pays, dont 652 prirent effectivement part aux compétitions. 82 athlètes représentant 34 nations participent à l'épreuve reine, le 100 mètres. La victoire au 100 mètres était depuis les premiers jeux de 1896 une chasse gardée des Américains, à l'exception de la victoire à Londres en 1908 du Sud-Africain Walker mais en 1924 la victoire va au britannique Harold Abrahams. Les U.S.A. vont se rattraper en plaçant 4 sprinters aux 5 premières places du 200 m. Les Anglais vont encore gagner les 400 m (Éric Lidell) et 800 m (Douglas Lowe).
Entre les deux guerres le fond et le demi-fond sont dominés par les athlètes finnois, surnommés les "Finlandais volants" emmenés par Paavo Nurmi (5 médailles d'or) et Ville Ritola (vainqueur du 10.000 mètres et du 3.000 mètres steeple). Paavo Nurmi impressionnera en gagnant le 5.000 mètres - où il bat le record olympique - une heure et demi après avoir remporté le 1.500 mètres. Un autre Finlandais, Albin Stenroos, remporte le marathon sur le parcours Colombes-Pontoise et retour. Les Américains Harold Osborn (saut en hauteur), De Hart Hubbard (saut en longueur), Lee Barnes (saut à la perche), Clarence Houser (poids et disque), Frederick Tootell (marteau) remportent chacun une médaille d'or tandis que les Finlandais Jonni Myyra (javelot) et Eeroc Lehtonen (pentathlon) ajoutent encore deux médailles d'or au palmarès de leur équipe.
Natation : L'équipe américaine (nageurs et nageuses) surclasse les autres nations avec 13 titres olympiques. Johnny Weissmuller fut la star des jeux de 1924 avec Paavo Nurmi en remportant 3 médailles d'or sur le 100 m nage libre en 59 secondes, le 400 m nage libre en 5 minutes, 4 secondes et 2 dixième et le 4 x 200 m nage libre. Il remporta aussi une médaille de bronze en water-polo avant de connaitre la gloire à Hollywood dans le rôle de Tarzan.
Boxe : Les États-Unis et les Anglais remportèrent chacun 2 titres, les Français aucun. Comme attendu les Français dominent les épreuves cyclistes avec Lucien Michard qui gagne le 1.000 m sur piste, Jean Cugnot, vainqueur en tandem avec Lucien Choury et Armand Blanchonnet, double champion olympique sur
route individuel et par équipes.
Escrime : Lucien Gaudin gagne haut la main le fleuret par équipe en remportant les 22 matches disputés mais, atteint de névrite, il déclare forfait au fleuret individuel.
Football : Les Uruguayens, pourtant inconnus, battent en finale la Suisse par 3 à 0 après avoir disposé de la France en quart de finale par 5 à 1. En rugby, la France obtient la médaille d'argent, battue par les Américains dont la défense s'est révélée infranchissable.
Lawn-tennis : (ainsi était encore appelé le tennis) Suzanne Lenglen, qui avait remporté aux J.O. d'Anvers en 1920 2 médailles d'or en simple dames et en double mixte avec Max Decugis, malade, déclare forfait en 1924. L'américaine Hélène Wills remporte la médaille d'or de simple dames face à la Française Suzanne Vlasto. Chez les hommes Vincent Richards (U.S.A.) bat le mousquetaire français Henri Cochet. Borotra et Lacoste gagneront une médaille de bronze en double messieurs.
Poids et haltères : La France remporte 2 médailles d'or avec Edmond Décottignies (poids légers) et le célèbre Charles Rigoulot "l'homme le plus fort du monde" (poids mi-lourds).
Mais d'autres disciplines sont disputées en 1924 comme le pentathlon moderne, le tir dont celui sur cerf courant (heureusement de simples maquettes), l'aviron, le yatching, l'équitation, la gymnastique, la lutte libre, la lutte gréco-romaine, la boxe, la gymnastique...
Toutes n'ont pas eu droit à des cartes postales dans l'extraordinaire série A.N. d'Armand Noyer, une série qui peut constituer à elle seule un sujet de collection.
Bertrand Sinais
Remerciements à Marc Lefebvre (Les Images de Marc)
pour le prêt de documentation.
RÉFÉRENCES :
Henri Deparis : Jeux Olympiques de Paris 1924, les cartes postales A.N. Paris - Association Française des Collectionneurs Olympiques et Sportifs - 160 pages grand format - 2004.
Les Jeux Olympiques Paris 1924 - 72 pages - Jules Wagner éditeur, Zurich.
Comité olympique français - Les jeux de la VIIIe olympiade Paris 1924 - Rapport officiel - Édité par la librairie de France - 852 pages - relié.
Wikipédia - Jeux Olympiques d'été de 1924.