Dans le numéro 311 d'Atout timbres du 15 janvier 2025, les lecteurs ont pu constater l’arrivée d’une rubrique numismatique dédiée aux pièces commémoratives de deux euros.
Nous avons inauguré cette rubrique en évoquant les monnaies françaises émises sur le thème des Jeux olympiques de Paris 2024. Dès 2021 la France avait commencé à émettre chaque année une pièce commémorative mettant à l’honneur une discipline olympique et une grande figure de la numismatique française. Après Marianne coureuse, le Génie discobole et la Semeuse boxeuse, c’est Hercule luttant avec des gargouilles de Notre-Dame de Paris qui clôt la série. Cette dernière monnaie a été émise à 500 000 exemplaires en brillant universel et 10 000 exemplaires en belle épreuve.
Il faut noter une particularité en 2024, car ce sont les deux monnaies commémoratives françaises qui ont été dédiées au thème des Jeux olympiques. La seconde pièce 2024 mettait à l’honneur le symbole parisien le plus connu dans le monde : la Tour Eiffel. Celle-ci est représentée en mouvement, s’élançant comme une athlète dans une course. Dans le fond, nous apercevons la cathédrale Notre-Dame de la Garde à Marseille et une fleur de Tiaré Tahiti, deux lieux qui ont accueilli des épreuves. Notons également la présence des emblèmes paralympiques sur cette pièce, absents de la série des figures numismatiques. Contrairement aux quatre précédentes pièces, celle consacrée à la Tour Eiffel a été mise en circulation. Le tirage s’élève à 24 millions d’exemplaires dont 10 000 exemplaires en brillant universel, 20 000 exemplaires colorisés en belle épreuve et 4 000 exemplaires en belle épreuve avec un polissage inversé. Cette pièce est la première à bénéficier de ce type de finition.
Les monnaies belle épreuve sont celles qui bénéficient de la plus haute qualité de finition. Les motifs de la gravure ressortent avec une grande netteté grâce à un outillage spécifique. Elles se caractérisent par un fond très brillant et des reliefs mats, donnant un effet miroir. Dans le cas d’un polissage inversé, ce sont au contraire les reliefs qui sont brillants et le fond qui est mat. La Monnaie de Paris précisait : « la monnaie bénéficie d’un polissage central et d’un arrière-plan dépoli ». Depuis lors, de nombreux pays ont également recours à ce type de finition pour leurs versions belle épreuve.
Dans ce numéro inaugural, vous avez également pu découvrir deux brèves (« la connaissez-vous ? » et « le saviez-vous ? ») que nous retrouvons chaque mois la rubrique.
La première pièce mise en avant était la monnaie commémorative grecque de 2004, dédiée aux Jeux olympiques d’Athènes : la toute première pièce de deux euros commémorative mise en circulation le 12 mai 2004. Emise à 34,5 millions d’exemplaires, elle représente une statue très connue de Grèce, le discobole du sculpteur Myron, mettant à l’honneur une discipline antique des Jeux Olympiques. Seule une copie de cette sculpture, conservée au musée national romain de Rome, nous est parvenue.
Le premier « le saviez-vous ? » a mis en avant les différents monétaires et en particulier celui du graveur général de la Monnaie de Paris depuis 2020, Joachim Jimenez. Le différent est un symbole choisi par le graveur, qui correspond à sa signature numismatique. C’est une marque d’authentification permettant d’identifier l’auteur d’une pièce et d’en garantir la provenance. Le différent de Joachim Jimenez est un carré dans un carré, avec une tête stylisée de rhinocéros. Le carré représente le travail, le cercle formé par l’œil de l’animal symbolise la perfection et le rhinocéros est un animal en voie de disparition, tout comme les techniques et savoir-faire rares de l’atelier de gravure de la Monnaie de Paris. Désormais, vous ferez attention lorsque vous aurez dans les mains une pièce française de deux euros, car ce symbole figure sur toutes les pièces frappées à partir de 2021.